Saint-Jean-Cap-Ferrat bientôt inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO ?

Le projet d’inscription des « Alpes de la Méditerranée » sur la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité concerne trois Etats : la France, l’Italie et Monaco.

A la salle Charlie Chaplin, le 3 mai, une conférence expliquant le processus de la candidature, a été animée par Jean-Marc Lardeaux,  Professeur de géologie à l’Université de Nice, Président du Conseil Scientifique « Le Référentiel géologique de France », Jean Mascle,  Directeur honoraire du laboratoire de géodynamique sous-marine de l’Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer et Laurence Dalstein-Richier qui préside le Mission Environnement du département des Alpes-Maritimes.

Le territoire représente 200 000 hectares sur la région méridionale de la chaîne alpine, sur les départements des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence et sur les régions du Piémont et de la Ligurie.

Cette candidature se fonde sur le caractère exceptionnel de sa géologie qui,  sur une distance de 70 km, relie le glacier le plus méridional des Alpes de 3300 mètres d’altitude aux abysses les plus profonds de la Méditerranée occidentale à plus de 2500 m de profondeur.

« Les Alpes de la Méditerranée » concourent sur le critère VIII de l’UNESCO, le critère géologique.

Il nécessite d’ « être  des exemples éminemment représentatifs des grands stades de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d’éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification. »

Les experts s’entendent déjà pour affirmer que « les Alpes de la Méditerranée » ont une Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE), car elles présentent un exemple unique d’une chaîne  non encore totalement érodée, et donc toujours active, qui a été transversalement sectionnée par l’ouverture postérieure d’un bassin océanique.

Le site est également exceptionnel, car il offre la présence d’éléments géologiques qui résultent de la succession de trois cycles géodynamiques sur 400 millions d’années. Le troisième cycle sur la bordure maritime est en cours d’évolution.

La présence sur la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité confère une attention particulière qui garantit une protection et même une amélioration de la Valeur Universelle Exceptionnelle.

La mise en lumière de ce lieu donnerait l’opportunité d’accueillir une nouvelle forme de tourisme et a pour objectif de transmettre ce patrimoine aux générations futures.

Saint-Jean-Cap-Ferrat : Une candidature à l’UNESCO

 

 

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